”Un instant, une photo, une danse” (inspirée des photographies de Jahanguir Razmi) L'instant où la victime dit NON au bourreau est sans doute l'instant de vérité où se dévoile la nature de l'homme : un être en essence libre. Ignorance, sombres compromis ou bassesses et milles autres raisons innocentes peuvent obstruer la quête de la liberté. Mais l'être humain, doté de conscience et d'idéaux, par ses choix ultimes aux moments décisifs expose l'indéniable réalité de sa liberté. L'histoire regorge de ces instants de vérité. Comme ce moment singulier de l'été 1979 au Kurdistan iranien, immortalisé par l'artiste photographe Jahanguir Razmi. L'être humain se dresse en héros en un instant de formidable liberté. Une photo a saisi l'instant. Et le groupe Khorshid Khanoum célèbre en danse cette victoire et son éternité.
B.B.Baff est une pièce de danse narrative basée sur une ancienne fable iranienne, un conte au sujet de leur fête principale: le Norooz, c'est à dire le Nouvel An iranien (le 21 mars). Dans B.B.Baff, on attend le printemps et le nouvel an ne viendra que lorsque les femmes bakhtiaries auront tissé le plus grand et le plus magnifique des tapis. Ce tapis sera déroulé sous les pieds du printemps et ramènera l'espoir à tous. La chorégraphie est basée sur les danses traditionnelles bakhtiaries datant de plusieurs siècles, certains mouvements sont empruntés directement à cette tradition et d'autres ont été adaptés à l'histoire mais conservent l'essence des danses originelles et sont des explemples de danse classique iranienne. Le langage corporel et les gestes du peuple bakhtiari ont également été utilisés, particulièrement les gestes de tissage qui, dans leur précision et leur rythmique, sont une forme de danse en soi. Dans B.B.Baff, les danseuses représentent le processus de création du tapis dans son ensemble, elles sont à la fois les tisseuses et le tapis lui-même, tantôt ses couleurs, tantôt ses motifs. Leurs efforts en font émerger non un tapis mais une chorégraphie . B.B.Baff représente des éléments clés de la vie quotidienne du peuple bakhtiari.
Pierre, Cendre et Hasrat met en scène le mal que l'on fait au corps des femmes, au nom du respect et des valeurs. Dans les croyances religieuses et les us et coutumes, le corps de la femme est représenté, à la fois, comme source de spiritualité et comme instrument d'assouvissement des plus vils désirs de l'homme; cadeau du ciel et malédiction du diable! Et, c'est ainsi qu'au nom de la moralité et des valeursde l'orthodoxie musulmane, la violence faite aux femmes continue sa progression. Dans le cadre de ce spectacle, trois thèmes furent choisis afin de symboliser la violence et le mal dont les femmes sont victimes: La lapidation des femmes reconnues coupables d'adultère en terre musulmane, Sati ou le rite des veuves qui s'immolent sur le bûcher funéraire de leur mari, en Inde, L'excision des femmes, sous le voile de la sauvegarde des valeurs sociales et familiales, en Afrique. Trois exemples différents qui, ayant chacun des motifs et des visages distincts, et à cause d'une compréhension erronée de la justice et du sens de la fidélité, torturent le corps de la femme. Ce spectacle de danse se veut la complainte des femmes, qui ne peut se faire entendre dans la société d'origine et qui se perd dans le brouhaha du monde moderne. En abordant la problématique de la violence faite aux femmes, cette danse porte en elle un message dur. Cependant, elle essaye également, à l'intérieurde trois récits à caractère social, humaniste et politico-féministe, se doter d'un aspect artistique et poétique. Dans la première histoire du spectacle (pierre), la femme, en raison de son grand amour, sera lapidée; dans la deuxième histoire (cendre), la femme, encore une fois pour prouver son amour, s'immolera à la suite du décès de son mari; et dansl a troisième histoire (hasrat) la femme, mutilée, sera privée d'amour...ce désir inassouvi.
D'amour, paix et joie - L'Amour d'autre, de tout, tout le monde actuel! Aimer, angoissamment perdu à la plante perdue! L'amour, ce cadeau précieux interne, est que nous exsudons par les mouvements harmoniques de notre corps. Par l'amour nous venons ensemble, nous nous acceptons, devenons un avec les autres, et dans les mots de Rumi "l'un avec l'univers". L'amour nous délie des limites de "Me" et "vous", "nous" et "eux", et illumine le chemin du salut, la paix et le bonheur. L'amour dans cette forme pure est la fondation et la splendeur du teint humain et spirituel de poèmes de Rumi; et nous considérons cet amour authentique comme la source de nos mouvements physiques accordés avec l'univers dans tous sa magnificence et sa gloire.
Le Conte de Maral: une adaptation de roman de Kelaidar par Mohmood Dolatabadi (le romancier iranien)